Carnet de voyage




Bonjour à tous,


Vous trouverez sur ce blog mon récit de voyage, 
qui comme son nom l'indique, fut en Islande.
Des mésaventures aux paysages extraordinaires, 
des trucs à faire ou à ne pas faire,
vous saurez tout ce qu'il faut savoir sur l'Islande, 
si à votre tour vous voulez y aller !
Je vais essayer de mentionner le maximum de détails 
(heureusement, c'est encore frais !).
Si toute fois vous avez des questions, 
des réactions, ou envie de répondre au sondage,
n'hésitez pas !
Voici la carte de l'Islande avec notre itinéraire, pour vous donner un aperçu. 






Bonne lecture, et bon voyage !


Jour 1


Quelques heures avant le départ, Vic se rend compte que son sac de couchage ne tient pas sur son sac à dos. Nous cherchons désespérément une solution, après avoir mis tout le monde sur les nerfs.
Une fois réussie, nous partons donc pour l’aéroport à 18h30.
Arrivés à Roissy (CDG), nous faisons emballer nos sacs à dos, afin d’éviter toute perte des éléments qui dépassent, notamment les sacs de couchage. Ceci est assez coûteux, mais il vaut mieux la jouer sécurité.
Nous attendons ensuite le début de l’enregistrement, car nous sommes arrivés en avance.
Seulement, le hall 1 est plus grand que nous le pensions, et l’enregistrement avait commencé depuis une heure lorsque nous avions demandé quand-est-ce qu’il commençait.
Nous décollons à 22h40. L’avion étant très inconfortable, je n’ai pas dormi, contrairement à Vic.
Je me suis amusée à faire un jeu sur l’écran devant moi, où il fallait mémoriser des mots en islandais.
Petite zone de turbulence, mais rien de grave. Nous arrivons à Keflavik (prononcé « Kieplavik » en islandais) à 00h10. Nous récupérons nos bagages, puis après avoir retiré de l’argent (grosse liasse car le distributeur n’avait plus que des petits billets), nous filons réserver le bus qui nous mènera jusqu’à Reykjavik, la capitale.
Nous avions prévu de dormir à l’auberge de jeunesse en arrivant, pour éviter de monter la tente en pleine nuit. Finalement, nous n’avons que très peu dormi, puisque nous sommes rentrés dans le dortoir à 3h00 et un des gars du dortoir a ronflé jusqu’à 6h30, heure de notre réveil.

Jour 2

Pour éviter de réveiller tout le monde une fois de plus, nous avons préféré prendre notre douche dans les salles de bain communes. L’odeur du souffre est permanente dans l’eau chaude, en Islande, et je dois avouer que ce n’est pas terrible au réveil.
Nous courrons avec nos sacs à dos de 15kg sur le dos en direction du BSI, où un bus part à 8h30 pour Geysir.
Voyant que nous n’aurions jamais le temps d’y arriver à l’heure (l’auberge est assez loin du BSI), nous prenons un taxi en route. Arrivés là-bas, nous sommes satisfaits d’avoir 20 minutes d’avance, mais cette satisfaction ne va pas durer…
La femme du centre nous informe que les horaires ont changé il y a un mois, et que notre bus est parti il y a 10 minutes. Une demi heure d’avance, ils sont gonflés, ces vikings !

Leçon à retenir : si vous préparez votre voyage en avance, vérifiez juste avant votre départ les éventuels changements !

Nous avons donc été obligé de rajouter 40€ de bus (en plus de notre « Highlights Passport » de Reykjavik Excursions qui nous a coûté 340€ chacun pour 11 jours) en passant par une autre compagnie (Sterna), afin d’aller à Geysir. Seulement, ce bus là ne passe pas par Thingvellir, et c’est bien dommage de rater le seul endroit du pays classé au patrimoine mondial de l’UNESCO !
Apparemment, notre déroute n’est pas des plus enviées, puisque nous nous retrouvons que tous les deux dans ce minibus 4x4. Le chauffeur n’a pas trop l’air de savoir où il va… Il s’arrête, puis fait demi-tour à plusieurs reprises, mais nous arrivons finalement à destination.
On se dirige vers le camping, grand terrain vague où quelques caravanes d’islandais en week-end sont encore là.





Nous installons notre tente avec un peu de mal, car le vent souffle bien ici, puis nous allons manger un morceau au self qui se trouve sous le même toit que la boutique de souvenirs. Ensuite, l’appareil photo en bandoulière, nous partons voir le geyser tant attendu. Les fumerolles sentent le souffre (pour donner une idée, ça sent l’œuf pourri).
 





Le geyser le plus régulier du site s’appelle en fait « Strokkur », et il jaillit à environ 30m de haut, toutes les 10-15 minutes. « Geysir », quant à lui, n’est plus vraiment en activité, et c’est bien dommage, car il était plus grand, et c’est lui qui a donné son nom à tous les autres : le mot « geyser » vient de « Geysir ».




       





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Nous nous balladons un peu sous la pluie et dans ce froid islandais, prenons quelques photos et finissons notre journée près de la tente. Une bonne nuit s’impose, avant de repartir demain matin.



Jour 3


Il faut savoir une chose, c’est qu’en Islande, les douches des piscines ont une règle : pas de maillots de bain, pour nettoyer les « zones stratégiques ». J’ai appris ça ce matin-là, car les douches du camping étaient en fait les douches communes de la piscine, qui se trouvait de l’autre côté de la route. Heureusement, il n’y avait personne d’autre que moi. Ah, vous avez peut-être eu peur ? J’ai oublié de préciser que c’était les hommes d’un côté, les femmes de l’autre… Enfin, quand même !
Je me suis donc dépêchée avant qu’une autre femme arrive, et après un petit déj’ rapide à base de lait en poudre, d’eau, et de crêpes waouh ramenés de France, nous avons pu démonter la tente, mouillée.
On prend le bus de 10h25, en destination finale d’Akureyri, deuxième plus grande ville d’Islande.
Les Islandais sont très ponctuels, mieux vaut ne pas avoir 5 minutes de retard, car il n’y a qu’un bus par jour, voire moins.
Nous rencontrons Sam, dans ce bus. Il est belge, prof de Mathématiques et d’informatique dans une école anglaise en Espagne. Il a 26 ans, il est super cool, et a prévu exactement le même itinéraire que nous. Rencontre inoubliable, puisque nous allons passer le reste de notre séjour avec lui.
10h40, nous arrivons à Gullfoss. Magnifique chute d’eau en plusieurs étages (peut-être bien ma préférée sur toutes celles qu’on a pu voir pendant le voyage). Clac ! Une photo. Puis même plusieurs, au cas où…

Sur la route, on croise un énorme tas de cailloux. On s'y arrête 5 minutes pour déposer le nôtre, c'est apparemment une tradition. 
On remonte dans le bus, puis l’autre bus que nous suivons depuis le début tombe en panne au milieu de nulle part. Un bus rempli de flamands en voyage organisé, qui sont donc obligés de monter avec nous. Malheureusement, leurs caisses de nourriture prennent toute la soute, et on se retrouve avec les sacs dans l’allée, dont certaines personnes assises par terre trouvent un minimum de confort à s’adosser dessus par manque de place.
J'en profite pour rapidement prendre une photo du glacier Langjokull que l'on aperçoit au loin.

Nous arrivons ensuite à Hveravellir, où nous mangeons une soupe de pâtes dans une petite auberge, avant d’aller photographier les fumerolles, qui une fois de plus, puent le souffre !

Nous reprenons la route, qui n’est pas accessible aux véhicules « normaux », car seuls les 4x4 peuvent espérer s’y aventurer. En effet, la route n°1 qui fait le tour du pays est praticable, mais dès que l’on en sort, il faut être équipé d’un bon véhicule tout terrain. C’est pourquoi si vous venez en Islande, vous ne verrez que très peu de véhicules autres que des 4x4.
Arrivés à Akureyri, Sam va prendre quelques infos au centre d’informations où le bus nous a déposés. En l’attendant dehors, le chauffeur demande à tout le monde si les gants qu’il vient de trouver dans le bus nous appartiennent. Personne. J’apprends cinq minutes plus tard (et trop tard) que c’était les gants de Sam… Première chose oubliée.
Nous partons en direction de l’AJ (auberge de jeunesse), avec nos sacs sur le dos. La distance est assez importante, puisque l’AJ est complètement à la sortie de la ville… Une fois arrivée, un couple est déjà en train de réserver devant nous. Seulement, il n’y a plus de place pour eux… Panique à bord, Sam n’avait pas réservé à l’avance comme nous. Cependant, le couple voulait absolument une chambre double, et Sam a pu avoir une place en dortoir après un joli compliment au gars de la réservation : « Hey, vous ressemblez à Matt Damon ! » (in english, of course).
Nous nous installons tranquillement chacun de notre côté (Vic et moi avions pris le luxe d’une chambre double pour cette fois-ci). Puis Sam nous fait visiter son super dortoir : rien à voir avec ceux de Reykjavik ! Grand chalet qui sent bon le sapin, avec cuisine équipée, salle de bains grandiose, sofas, TV, étage pour les lits… Le luxe ! Les gens qui sont là n’ont pas l’air de parler français alors on en profite pour se moquer d’eux à haute voix, c’est fort marrant ! Puis on va visiter un peu le centre, voir la cathédrale plutôt moderne, et Sam nous invite au resto, où Vic a méchamment mangé de la baleine (honte à toi !).


 
 Les restes du resto emportés par Sam dans une boîte à pizza

Nous rentrons ensuite à l’AJ, où nous croisons des Trolls sur notre chemin (des faux, rassurez-vous !).

Bonne nuit !

Jour 4

Debout de bonne heure ! Le bus part à 8h15, alors le temps de se doucher et d’y aller… On doit aussi passer par l’accueil pour redonner les clés, et récupérer la « promo » : si vous dormez à l’auberge d’Akureyri, sachez que vous avez une remise de 25% sur le « Whale Watching » d’Husavik (la promo ne fonctionne que pour le tour de base, et non pour le tour avec option puffin). Nous partons donc jusqu’au centre d’information, avec un peu de mal à accélérer à cause du poids des sacs sur le dos.
Heureusement, nous arrivons dans les temps. Petite signature obligatoire sur la liste du chauffeur de bus, comme pour toutes les autres fois, et hop, direction Husavik !
On arrive là-bas à 9h30, ce qui nous laisse toute la journée pour profiter de ce joli petit village et de son port. Plantage de tente, on rencontre James, un américain qui finit son tour du monde ici, en Islande. Il nous raconte quelques-unes de ses aventures (et mésaventures), et malheureusement Sam est obligé de me traduire car j’ai vraiment du mal avec l’anglais… Il a été au Pérou, la chance !
 On se balade, puis après avoir mangé au camping grâce à notre super réchaud et des sachets de nourriture de supermarché venant de France, on part pour le fameux « Whale watching ».
Une des deux femmes de la compagnie est canadienne et parle français, ce qui me permet de comprendre pour une fois !
Le bateau part dans une demi-heure alors on a le temps d’admirer le port, pendant que Sam est parti à l’hôtel envoyer un mail à sa copine (Internet y est gratuit, pour une fois).

Arrivés en mer, il se met à pleuvoir, à venter, il fait extrêmement froid, et le bateau tangue énormément. Nous enfilons tous une combinaison fournie par la compagnie, et attendons impatiemment de voir une baleine, ou même un dauphin. Rien…

 Les 3 aventuriers...
Les gens commencent à être malades, puis ça s’enchaine. La moitié des personnes sur le bateau vomissent les un après les autres, pendant que Vic, Sam et moi nous retenons avec du mal. L’excursion dure 3 heures, et elles paraissent interminables ! Tout le monde veut rentrer sur terre. Sur le retour, peu avant d’entrer au port, quand le bateau tangue encore, l’équipage nous propose des chocolats chauds ainsi que des roulés à la cannelle. « Mais ils sont fous ? ».
A deux doigts de vomir, je refuse, bien que j’aurai aimé le boire sur terre, ce chocolat chaud. Un enfant tente d’en attraper un, mais il le renverse sur son bras par manque d’équilibre. Le pauvre, il s’est brûlé. Enfin arrivés au port, l’équipage a l’amabilité de nous proposer un autre tour gratuit puisque nous n’avons vu aucune baleine. Non, merci.
Trempés, nous allons nous sécher au camping. Puis pour nous remonter le moral, on s’est dit qu’on irait faire un tour au musée du phallus en ville. Impressionnant…et glauque ! Des pénis de baleine aussi grands que moi, pleins de bocaux alignés avec des pénis de toutes créatures marines… Décidément, c’est la journée du retournage d’estomac !

Rentrés au camping, le temps s’améliore nettement. La plupart des campeurs sont français. On retrouve les Perpignanais rencontrés à l’aéroport de Roissy, un autre couple de français qui fait le tour du pays avec un véhicule de l’armée Suisse datant des années 80… On sympathise avec tout le monde, l’ambiance est cool. On mange un morceau, puis on remonte la route près du camping, en direction opposée de la ville. 



Le soleil est rasant, quel spectacle ! Puis on trouve sur notre chemin une carcasse de baleine, Vic pose pour la photo. 


Ca ne sent pas très bon entre cette dernière et la décharge de l’autre côté… 
  
Les sternes sont là, très agressives, prêtes à nous attaquer. C’est sûrement la période où les petits vont bientôt faire surface, elles protègent leurs œufs.
En haut de la falaise, la vue est magnifique. Nous descendons sur la plage de sable noir, et voilà, on peut dire qu’on a touché l’océan glacial Arctique ! Cela dit, on ne s’y baigne pas, c’est trop froid.
Mon appareil photo est très sollicité, les couleurs sont incroyables ! Sur le retour, je me rends compte que j’y ai perdu mes lunettes de soleil… On refait le tour plus tard dans la soirée, mais on ne trouve rien. Tant pis. Il est plus de minuit, et il fait beau.